L'association "Sortir du nucléaire" a demandé des analyses indépendantes de la radioactivité, après le déclenchement dans la nuit de dimanche à lundi, d'un plan d'urgence en raison de la montée du niveau des eaux de la Gaffière, rivière qui traverse le site nucléaire du Tricastin.

Tranquilité seulement après des analyses indépendantes
"Les exploitants Areva et EDF prétendent qu'aucune contamination n'est ressortie du site, mais l'expérience a montré que leurs discours étaient très peu fiables", a estimé l'association dans un communiqué.
"Il est donc nécessaire que des analyses soient faites dès aujourd'hui par des organismes indépendants, par exemple la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) ou des laboratoires étrangers. "C'est au ministère de l'Ecologie de contacter au plus vite de tels organismes", ajoute le communiqué.
Pourquoi un plan d'urgence interne ?
Selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le déclenchement de ce plan d'urgence interne a débuté lundi à 02H00 et a été levé trois heures plus tard.
La montée du niveau des eaux, due aux intempéries de ces derniers jours, s'était poursuivie jusqu'à 03H00 du matin et plusieurs locaux de la Socatri et de la BCOT (Base chaude opérationnelle du Tricastin) ont été inondés.
Le saviez-vous ?
La Socatri est une filiale du groupe nucléaire Areva et exerce des activités sur les matériels et effluents en provenance d'Eurodif (assainissement et maintenance sur les composants).
L'installation BCOT est exploitée par EDF. Elle a pour vocation l'entretien et l'entreposage des matériels et outillages provenant des circuits et matériels contaminés des réacteurs électronucléaires, à l'exclusion d'éléments combustibles.