Selon l'Organisation mondiale de la Santé, les pays d'Asie, dont les mesures avaient été draconiennes durant la crise de la pneumonie atypique (SRAS) de 2003, sont mieux armés pour faire face aux risques de pandémie de grippe porcine.
"L'Asie est mieux préparée et en meilleure position que d'autres. La crise du SRAS en 2003 a donné une leçon en matière de mécanismes de surveillance et de contrôle de l'infection" a déclaré Peter Cordingley, porte parole de l'organisation onusienne.
Depuis le samedi 25 avril, l'Organisation Mondiale de la Santé met en garde contre le "potentiel pandémique" du nouveau virus de grippe porcine de type A/H1N1, touchant majoritairement des jeunes adultes en bonne santé.
Dans de nombreux pays asiatiques, les autorités ont renforcé les contrôles dans les aéroports, en installant notamment de scanners thermiques pour déterminer si des passagers provenant des pays touchés montrent des signes de fièvre.
De mauvais souvenirs pour l'Asie
La Chine et Hong Kong sont toujours traumatisés par la crise de la pneumonie atypique (SRAS) de 2003, qui était apparue dans la province chinoise du Guangdong (sud) en novembre 2002, avant de provoquer la mort de 800 personnes dans le monde, dont près de 350 en Chine.
La même année, le virus pathogène de la grippe aviaire, H5N1, avait fait son apparition en Asie, avant de tuer plus de 250 personnes, principalement en Asie du sud-est.