Revenant sur la mise en place de son système d'alerte pandémique face à la grippe porcine, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a argué que la situation aurait pu être beaucoup plus graves : "Si les pays n'avaient pas su quoi faire dans une telle situation, il y aurait eu encore plus de confusion. Et à de nombreux égards, la situation aurait été beaucoup plus grave" a expliqué Keiji Fukuda.
"Nous n'avons pas d'éléments clairs sur une transmission dans une communauté d'un autre pays"
En ce qui concerne la phase d'alerte 5 (sur une échelle de 6), déclenchée le 29 avril, elle est maintenue. En maintenant cette phase d'alerte, l'OMS oblige les gouvernements à prendre les mesures adéquates pour faire face à une possible pandémie. "Il y a des preuves de transmission entre hommes en Amérique du Nord, aux Etats-Unis et au Mexique (...) Mais pour le moment, nous n'avons pas d'éléments clairs sur une transmission dans une communauté d'un autre pays" a précisé le docteur Keiji Fukuda.
Selon les critères de l'Organisation, le passage à la phase d'alerte 6 nécessite un foyer autonome de transmission de la maladie dans une deuxième région du monde après l'Amérique du Nord où le virus a fait ses premières victimes. Pour l'instant, la majorité des cas avérés dans le monde en dehors des Etats-Unis et du Mexique sont soit des personnes ayant contractées le virus dans les deux principaux foyers de la maladie, soit leurs proches.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes
Deuxième foyer après le Mexique, les Etats-Unis détiennent à présent le bilan le plus lourd en terme de malades : 2.532 cas confirmés dont trois mortels. Mais la maladie progresse ailleurs et notamment en Europe : 95 cas en Espagne et 47 en Grande-Bretagne.
A ce jour, le nouveau virus H1N1 a contaminé 4.694 personnes dans 30 pays et fait 53 morts selon les dernières données de l'Organisation mondiale de la Santé.