La lutte contre les moustiques, qui propagent la dengue au Cap-Vert, semble porter ses fruits puisque l'épidémie s'est stabilisée ces derniers jours.
Diminution ou stabilisation : il est trop tôt pour le dire
Depuis le 1er octobre, plus de 12.000 cas de dengue, dont six mortels, ont été enregistrés au Cap-Vert. Les îles les plus touchées sont Santiago, Fogo, Maio et Brava.
L'épidémie s'est en effet stabilisée "au dessous des 600 cas quotidiens, samedi et dimanche", alors que l'on comptait plus de 900 cas par jour, la semaine précédente, selon le Service national de surveillance épidémiologique. "Il est trop tôt pour dire si la tendance à la diminution ou à la stabilisation du nombre de cas constatée ces deux derniers jours est due à la campagne" nationale de lutte contre les moustiques menée vendredi et durant le week-end, a déclaré le ministre de la Santé, Basílio Ramos.
L'union fait la force !
Durant cette campagne nationale, les habitants de cet ancienne colonie portugaise d'Afrique de l'ouest ont ramassé les déchets ménagers et industriels, nettoyé les puits, vidé les récipients où des eaux pouvaient stagner, arraché les plantes sauvages qui avaient poussé après la saison des pluies...
Des policiers, des militaires mais aussi des bénévoles se sont également déplacés dans les îles pour effectuer des traitements par insecticides.
La communauté internationale se mobilise aussi
Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), "les centres collaborateurs de l'OMS en Thaïlande, la coopération française, la coopération portugaise et Médecins Sans Frontières (Suisse)" ont déjà envoyé "des équipes constituées d'épidémiologistes, de cliniciens et de logisticiens".
"Nous attendons l'arrivée d'un bateau néerlandais qui apporte du matériel de soin et de diagnostic, ainsi que des équipements pour la lutte contre les moustiques" a souligné le ministre de la Santé, Basílio Ramos, annonçant aussi l'arrivée prochaine de spécialistes cubains et brésiliens.