Le nombre de personnes, qui souffrent de la faim dans le monde, est toujours en hausse, a déclaré jeudi le directeur général de la FAO Jacques Diouf. En 2010, il y aurait plus d'un milliard d'habitants sur la planète à souffrir de la faim !
"En 2009, le nombre de ceux qui souffrent de la faim dans le monde a augmenté de 105 millions par rapport à 2008 et le chiffre dépasse aujourd'hui le milliard" a précisé le directeur de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).
Les régions du monde les plus touchées par la faim
Selon Jacques Diouf, 642 millions vivent en Asie et dans le Pacifique, 265 millions en Afrique, 42 millions en Amérique latine et aux Caraïbes et 15 millions dans les pays développés.
Les pays les plus touchés sont la République démocratique du Congo et l'Erythrée dont respectivement 75 % et 66 % des habitants souffrent de la faim. A Haïti, ils sont 58 %.
Ce n'est malheureusement pas une surprise mais l'Afrique reste le continent le plus affecté par la sous-alimentation qui touche 28 % de sa population, selon Jacques Diouf.
A quoi est due l'augmentation de la sous-alimentation ?
D'après Jacques Diouf, la diminution des investissements dans le secteur agricole, le renchérissement des aliments et la crise économique sont les causes de cette augmentation de la sous-alimentation.
Cette crise a provoqué le chômage et la baisse des revenus et a également entraîné une baisse des achats alimentaires notamment au cours des trois dernières années.
Dans les pays en voie de développement, les familles dépensent jusqu'à 50 % de leurs revenus pour l'alimentation, contre 20 % dans les pays développés.
Agir avant qu'il ne soit trop tard
Pour Jacques Diouf, il faut mettre sur pied une "politique mondiale de sécurité alimentaire" qui prendrait en compte la nécessité d'augmenter la production agricole de 70 % dans les pays développés et de 100 % dans les pays en développement. Rappelons que la population approchera 9,1 milliards d'habitants en... 2050.
Selon un rapport de la FAO, "la gravité de la crise alimentaire actuelle est le résultat de vingt ans d'investissements insuffisants dans l'agriculture et l'abandon du secteur".