Au Nigéria, l'épidémie de choléra a tué 1.555 personnes depuis le début de l'année, a indiqué vendredi (22 octobre) le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).
"Le Nigeria enregistre son plus haut niveau de cas de choléra sur ces dernières années (38.173 cas, dont 1.555 décès au 20 octobre)" a une porte-parole d'Unicef, Marixie Mercado.
Les femmes et les enfants... d'abord !
Le 25 août, le ministère de la Santé nigérian avait signalé qu'onze Etats faisaient "état de 6.437 cas de choléra et de 352 décès cette année, pour la plupart dans le nord-ouest et le nord-est". L'épidémie a atteint "un pic" a souligné Marixie Mercado. "Il semble qu'elle a été contenue mais il y a encore des nouveaux cas", notamment dans le nord-est du pays, a-t-elle rajouté. Environ 80 % des cas de choléra sont des femmes et des enfants, selon Unicef.
Des chiffres qui parlent d'eux-mêmes
Pour une porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé, Fadela Chaïb, le choléra est "endémique" au Nigeria. Le virus a affecté 13.691 personnes en 2009, 5.410 en 2008 et 1.661 en 2007, selon Unicef.
L'organisation onusienne précise également que le taux de létalité liés au choléra est actuellement de 4,5 % dans l'ensemble du pays mais atteint des niveaux plus élevés dans d'autres régions (20 % dans la région de Plateau, 16,9 % dans celles de Sokoto et 11,1 % dans celle de Gombe).
"Les facteurs saisonniers tels que la saison des pluies avec les inondations ainsi que les mauvaises conditions d'hygiène et les mouvements de population dans la région contribuent certainement à cette incidence inhabituelle de cholera" a expliqué Fadela Chaïb.
Le saviez-vous ?
Le choléra est une maladie hautement contagieuse, qui peut tuer en quelques heures, dont la propagation est favorisée par les défaillances des réseaux sanitaires et l'absence d'hygiène et de soins. Après une incubation de quelques jours, la maladie débute par de violentes diarrhées vidant littéralement l'organisme de son eau. En l'absence de réhydratation immédiate, cette déperdition de liquides est souvent mortelle.