Le danger du radon était-il jusqu'à présent sous-estimé ? Quoi qu'il en soit l'Organisation mondiale de la santé a préféré diviser par 10 le seuil recommandé pour ce gaz radioactif naturel, incolore et inodore. Le radon est le deuxième facteur de risque de cancer du poumon dans le monde, après le tabagisme.
Le radon présent dans la terre
Ce gaz naturel s'échappe de la surface de la Terre et contient des particules radioactives. Dilué à l'air libre, le radon peut s'avérer dangereux s'il s'accumule dans une habitation, en fonction de la quantité d'uranium présente dans le sous-sol. Il pénétre par des fissures dans les fondations.
Selon l'Organisation mondiale pour la santé, les mesures pour améliorer l'aération doivent s'appliquer surtout en hiver, où l'on observe les concentrations les plus élevées de ce gaz car les fenêtres restent plus souvent fermées.
Un niveau de référence proposé
"Au vu des dernières données scientifiques, l'Organisation mondiale de la santé propose un niveau de référence de 100 Becquerels par mètre cube afin de minimiser les dangers pour la santé dus à l'exposition au radon" dans des locaux fermés.
Ne pas dépasser les 300 Bq/m3
"Toutefois, si ce niveau ne peut pas être atteint en raison des conditions spécifiques de certains pays, le niveau de référence choisi ne devrait pas dépasser 300 Bq/m3" signale l'organisation onusienne.
Rappelons que son précédent rapport fixait en 1996 le seuil maximum recommandé à 1.000 Becquerels par mètre cube. "Les estimations actuelles concernant la proportion de cancers du poumon qui sont attribuables au radon oscille entre 3% et 14% en fonction de la moyenne de concentration du radon dans chaque pays et des méthodes de calculs" indique le rapport.