Des chercheurs internationaux sont parvenus à séquencer environ 98 % du génome d'un porc d'élevage. Ces travaux vont notamment permettre des avancées dans l'élevage et la médecine. L'animal est un Duroc, une lignée de porcs rouges parmi les cinq races porcines les plus utilisées pour la production de viande dans le monde.
"Un rôle dans le système immunitaire"
Ce séquençage va révéler aux chercheurs les gènes utiles pour la production de viande ou jouant un rôle dans le système immunitaire et d'autres processus physiologiques importants de l'animal.
Cette percée devrait améliorer les techniques d'élevage, permettre de mieux comprendre les maladies porcines ainsi que parfois les affections humaines et contribuer aux efforts de préservation des certaines espèces de porcs sauvages rares en danger d'extinction, expliquent les auteurs de ces travaux.
Le séquençage du porc d'élevage "devrait accélérer les progrès dans l'amélioration génétique de la race porcine comme le séquençage du bovin a un important impact génétiquement sur la production laitière", souligne Steve Kappes, un des responsables du service de recherche agricole au Ministère américain de l'Agriculture.
"Les porcs similaires aux humains"
"Le porc est un animal unique à la fois important pour la production alimentaire et qui sert aussi de modèle de recherche pour les maladies humaines" explique Larry Schook, professeur de sciences biomédicales à l'Université d'Illinois. Les porcs sont très similaires aux humains, physiologiquement, dans leur comportement et leurs besoins nutritionnels" relève-t-il.
Dans la mesure où les porcs sauvages continuent à vivre dans la nature il est aussi très intéressant d'examiner ces animaux et de voir dans le génome séquencé de leurs cousins d'élevage les effets de la domestication" poursuit le chercheur notant l'existence de nombreuses espèces de sangliers dont l'origine se situe apparemment en Eurasie.
Le porc rejoint la liste grandissante des animaux domestiques et d'élevage dont le génome a été séquencé.
En avril dernier, d'autres chercheurs, conduits par le ministère américain de l'Agriculture avaient terminé le séquençage du génome du bovin.