Le syndicat national de la restauration collective s'engage à réduire le sel, le sucre, le gras dans les plats servis dans les cantines des écoles mais aussi dans les entreprises et les hôpitaux.
Cet engagement se traduirait de la façon suivante : des jours sans salière ni sachets de sel sur les table, moins de yaourts ou de produits laitiers contenant plus de 20 grammes de sucre simple, une cuisine sans margarine dont les taux d'acide gras sont supérieurs à 1 % et plus de fruits...
L'idée fait aussi son chemin dans l'agroalimentaire
L'idée de réduire le sel, le sucre et le gras fait aussi son chemin dans l'industrie agroalimentaire, où plusieurs grandes marques se sont déjà engagées à revoir la composition de leurs produits, mais leurs efforts restent encore insuffisants pour avoir un effet sur la santé publique.
Le pain encore trop salé
L'objectif est en effet de reformuler les recettes pour les rendre conformes au 2è Plan national nutrition santé (PNNS2), qui depuis 2006 recommande aussi de manger cinq fruits et légumes par jour et de bouger. Quant aux associations de consommateurs, elles réclament une réglementation. 60 millions de consommateurs déplorent que le pain soit toujours trop salé (20 à 22g sel ajouté par kg de farine, malgré les recommandations (pas plus de 18g/kg).
Ces efforts pourraient permettre de lutter efficacement contre l'obésité et les maladies cardiovasculaires.
Le saviez-vous ?
Ce syndicat national de la restauration collective regroupe la quasi-totalité des sociétés de restauration collective, notamment les trois principales Sodexo, Elior et Compass, qui gèrent environ un tiers des cantines, soit 12.000 établissements. Les deux tiers restant sont gérées par les entreprises ou les collectivités.