Une étude rendue publique vendredi révèle que les Franciliens sont près de deux fois plus gênés par le bruit à leur domicile que les provinciaux, un sur 4 étant gêné "souvent ou en permanence". Selon l'Observatoire régional de santé d'Ile-de-France, "la gêne ressentie est plus importante à Paris qu'en grande couronne ce qui montre clairement l'effet du degré d'urbanisation". La circulation routière apparaît comme la première source de gêne en Ile-de-France mais aussi en province.
La proportion de personnes aisées ressentant de la gêne n'est pas négligeable en Ile-de-France
Il semblerait aussi que les personnes aux revenus dits modestes soient plus gênées par le bruit à leur domicile que les habitants dont les revenus sont les plus élevés. Mais selon l'Observatoire, la proportion de personnes aisées ressentant de la gêne liée au bruit "n'est pas négligeable" en Ile-de-France. Il s'agit d'habitants de Paris intra-muros ou de personnes possédant une maison individuelle en grande couronne et indisposées plus spécifiquement par le bruit du trafic aérien.
15% des Franciliens déclarent utiliser un baladeur plusieurs fois par semaine
Contrairement aux provinciaux, les Franciliens et plus particulièrement les 18-25 ans s'exposent davantage à des volumes sonores élevés lors de leurs loisirs. Ils utilisent un baladeur plus souvent, plus longtemps et à une puissance plus forte : 15% des Franciliens déclarent utiliser un baladeur plusieurs fois par semaine (contre 6% des provinciaux). Parmi eux, 74% déclarent utiliser leur baladeur une heure par jour ou plus (contre 58% en province). 38% déclarent écouter la musique à une puissance forte ou très forte (contre 27%). Les Parisiens fréquentent aussi davantage les concerts et les discothèques que le reste de la France.
1 Francilien sur 4 déclare avoir déjà ressenti des effets du bruit sur sa santé mais l'observatoire reste convaincu que bien souvent les effets sanitaires sont sous estimés.