Logo du site ushuaia, la terre et nous
25 novembre 2010 -
14h11 :
Les hamsters réagissent mal aux décalages horaires
[ SANTE - HAMSTERS - DECALAGE HORAIRE ]

Les décalages horaires, quand ils sont fréquents, affectent durablement le fonctionnement du cerveau des hamsters dorés, notamment leur mémoire, selon une étude américaine.

Cette recherche conforte des observations déjà effectuées auprès de membres du personnel de bord des compagnies aériennes et d'employés qui doivent être opérationnels durant les nuits.
Outre des troubles de concentration et de mémoire, ces employés souffrent plus fréquemment de diabète, d'hypertension, de maladies cardiaques, de cancers et de fertilité diminuée. Concernant les passagers occasionnels, les effets du décalage sont sans conséquence grave et se dissipent plus rapidement.
 
Mais des décalages horaires ou des changements répétés de vacation de travail entre nuit et jour peuvent avoir des conséquences néfastes sur le fonctionnement du cerveau d'une manière qui peut altérer la mémoire et la concentration bien après le retour à la normale, explique un professeur de psychologie à l'Université Berkeley en Californie (Etats-Unis).
 
Comment s'est déroulée cette expérience ?
 
Les chercheurs ont soumis deux fois par semaine pendant un mois des hamsters dorés femelles à un décalage de six heures. Les auteurs ont mesuré les performances d'apprentissage et de mémoire de ces hamsters au cours des deux dernières semaines de décalage, puis un mois après un retour à la normale.
Les animaux, qui étaient sous l'effet du décalage, ont montré de grandes difficultés à effectuer les tâches les plus simples. Concernant les effets, qui persistent pendant un mois après le retour à la normale, ces chercheurs ont été beaucoup surpris.

Ces chercheurs ont aussi constaté des altérations persistantes dans le cerveau de ces rongeurs, spécifiquement dans l'hippocampe, une zone cérébrale jouant un rôle clé dans le fonctionnement de la mémoire. Les chercheurs ont constaté que les hamsters soumis à des décalages à répétition avaient deux fois moins de nouveaux neurones que les autres dans leur hippocampe. Cette recherche est parue dans la revue américaine PloS One (Public Library of Science)


Ajouter un commentaire
Ajouter un commentaire :
Votre nom :
Votre ville :
Votre e-mail :
Votre réaction :
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978). Pour l'exercer, contactez , 305 avenue le jour se lève, 92656 Boulogne.
logAudience