A Bruxelles, les pays européens ont une nouvelle fois réclamé lundi une expertise indépendante et plurielle sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) a indiqué le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.
Un certain nombre de pays attendent d'avoir une vraie expertise
"Le problème n'est pas celui des OGM mais celui d'un mode d'autorisation qui n'est plus adapté à la gravité du sujet et à la perception qu'en ont les peuples concernés. Un certain nombre de pays attendent d'avoir une vraie expertise indépendante européenne, mais ne sont pas du tout hostiles au fait que cette expertise puisse être favorable aux OGM" a déclaré Jean-Louis Borloo.
Ce refus est un revers pour la Commission européenne
Une grande majorité de pays européens, inquiets pour l'environnement, ont refusé lundi de forcer l'Autriche et la Hongrie à cultiver un maïs génétiquement modifié de la firme américaine Monsanto.
Ce refus est un revers pour la Commission européenne, qui demandait la levée des clauses de sauvegarde.
En revanche, cette décision est une victoire pour la France, qui a déclenché début 2008 une clause de sauvegarde suspendant la culture du MON810 jusqu'à nouvel avis.
Cinq pays pour lever la clause de sauvegarde
Cinq pays, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Suède, la Finlande et l'Estonie, ont soutenu la demande de la Commission de lever les "clauses de sauvegarde" lors d'un vote des ministres de l'Environnement de l'Union européenne.