Un milligramme/kg de mélamine pour des produits destinés à l'alimentation d'enfant et 2,5 milligrammes/kg pour les autres produits alimentaires, voici les taux maximum adoptés par la Commission du Codex Alimentarius, réunie cette semaine à Genève L'OMS a souligné que la présence de mélamine, substance chimique toxique utilisée dans l'industrie qui simule un apport en protéines et permet aux industriels de tricher en ajoutant de l'eau au lait, doit de toute façon être "non intentionnelle".
La fixation de ces taux maximum tolérés de mélamine dans les produits alimentaires intervient deux ans après le scandale du lait chinois frelaté qui avait causé le décès de plusieurs nourrissons tandis que 300.000 enfants étaient tombés malades.
Ces décès et hospitalisations avaient entraîné un retrait massif, en Chine comme à l'étranger, de tous les produits chinois contenant du lait. En février 2010, le scandale a resurgi en Chine après que le China Daily a révélé que des dizaines de tonnes de poudre trafiquée en 2008 se trouvaient toujours dans le circuit de l'industrie laitière. Le lait contaminé était censé avoir été saisi et voué à la destruction. Maisil a refait surface dans plusieurs régions chinoises.
