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09 avril 2010 -
12h04 :
PCB : mieux protéger femmes et enfants
[ SANTE - PCB ]

Selon l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), les femmes enceintes et les jeunes enfants doivent être mieux protégés contre les PCB ou polychlorobiphényles, qui sont des produits chimiques potentiellement dangereux.
Souvent utilisés dans les années 70, ils sont complètement interdits depuis 1987. Mais ils se sont accumulés dans l'environnement, en particulier dans les sédiments, les rivières et on les retrouve dans les poissons.

Le PCB
Les PCB sont un ensemble de 209 substances mais la règlementation européenne ne fixe des seuils à ne pas dépasser dans les aliments que pour une sous-famille, les dioxines et assimilés.
"C'est sur cette base que certaines zones de pêche été interdites pour certains types de poisson" a expliqué Marc Mortureux, directeur général de l'Afssa.


AfssaUn seuil indispensable pour les populations vulnérables

L'avis vise à définir un taux d'imprégnation des "PCB totaux" dans le sang, en dessous duquel il n'y a pas d'effet pour la santé. "Ce seuil est particulièrement important pour les populations vulnérables que sont les femmes enceintes et plus généralement les femmes en âge de procréer, parce que les principaux effets sur la santé concernent le développement de l'enfant in utero » a-t-il souligné.

L'Afssa définit une valeur d'imprégnation critique de 700 nanogrammes de PCB totaux par gramme dans le sang pour les femmes enceintes ou susceptibles de le devenir (fillettes et adolescentes incluses), celles qui allaitent et les enfants de moins de trois ans. Pour le reste de la population, elle propose une valeur de 1.800 nanogrammes. 

Par ailleurs, l'Afssa et l'Institut de veille sanitaire ont lancé en 2009 une étude nationale sur la consommation de poissons d'eau douce et la teneur sanguine en PCB, dont les résultats seront disponibles au premier trimestre 2011.
Les valeurs définies dans l'avis serviront ainsi à interpréter ces données sur le plan sanitaire. L'étude permettra d'aboutir à des recommandations détaillées quant aux fréquences de consommation de poissons sans danger pour l'être humain.

Etant donné l'intérêt nutritionnel du poisson, l'Afssa préconise toujours à ce stade d'en manger au moins deux fois par semaine, en favorisant une consommation diversifiée et en évitant, à titre de précaution, une consommation exclusive de poissons gras (qui concentrent davantage de PCB).


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