Les décharges sont surchargées, les rues du centre historique de Naples croulent sous des poubelles nauséabondes et les premières chaleurs font leur apparition. La situation a empiré à Naples et dans sa province depuis de nombreuses semaines. Les Napolitains sont excédés.
L'armée italienne a été appelée en renfort pour dégager l'accès à une école bloquée par des immondices à Castellammare di Stabia. Les militaires ont déblayé une trentaine de tonnes de
déchets... Dans certains quartiers de Naples, des habitants, excédés par les mauvaises odeurs, ont mis le feu à des tas de
poubelles. Et chaque nuit, les pompiers interviennent pour éteindre ces feux.
Des tonnes de
déchets ont encore quitté Naples pour l'Allemagne, qui accepte pour le moment d'accueillir ces ordures pour les traiter. En effet plus de 100.000 tonnes de détritus doivent être exportés vers ce pays.
La crise des
déchets à Naples n'est pas encore terminée... Près de 3.500 tonnes d'ordures pourrissent encore sous les fenêtres des napolitains ou bien s'amoncellent dans les rues. Lundi matin, l'entreprise de collecte des ordures de Naples, l'Asia, a en principe, effectué un ramassage spécial des
déchets.
Le temps presse car la situation sanitaire pourrait dégénérer. La recrudescence des rats et le risque de transmission de maladies comme la leptospirose (maladie transmise par les urines d'animaux malades) sont une réelle menace pour Naples et ses environs. Depuis une dizaine d'années, cette région italienne ne parvient pas à règler le dysfonctionnement de ces centres de traitement et la gestion des ordures.