Pour le moment, le nuage de poussières volcaniques, provoqué par l'éruption du volcan islandais, n'est pas inquiétant pour la santé et il n'y a pas de recommandations particulières à formuler. Mais la situation est évolutive et reste surveillée de près, a indiqué vendredi le directeur général de la santé Didier Houssin.
Selon ce dernier, les "risques théoriques" de ce type de phénomène, observés lors d'autres éruptions volcaniques ou le 11 septembre 2001, lors de l'empoussièrement massif créé par les attentats contre les tours du World trade center, sont les suivantes : "Une éruption c'est un mélange de fumées, de gaz qui peuvent être toxiques, de poussières, de particules plus ou moins fines, on sait que c'est un événement qui est susceptible d'avoir des conséquences. (...) Dans ce cas précis, le nuage est très dispersé, il vient de plusieurs milliers de kilomètres, il est en haute altitude", même pas visible à l'œil nu et assez difficilement sur les images satellites ".
Les autorités sanitaires vont cependant être "attentives" à ce qui va être dit sur la composition du nuage et la taille des particules, des particules fines pouvant avoir des conséquences respiratoires chez les jeunes enfants et les personnes présentant des troubles respiratoires. "On surveille aussi la survenue éventuelle de précipitations qui pourraient ramener sur terre des particules" a dit le Pr Houssin. Le vent pourrait encore faire descendre ou stagner le nuage.
L'avis de l'Organisation mondiale de la santé
"Nous sommes préoccupés, nous étudions la situation de près" a dit le porte-parole de l'Organisation mondiale de la santé, Daniel Epstein. Pour lui la situation est "incertaine" mais on ne peut pas pour le moment dire que c'est "dangereux.
Il a évoqué "la concentration ou la combinaison de sulphate, d'ammoniaque, de chlorure de sodium, de carbone, de poussière minérale et d'eau qui font partie des types de particules qui seraient déposées dans les cendres du volcan".
Mais "le nuage est suspendu à une altitude très élevée dans l'atmosphère. Quand (les particules) commenceront à atteindre la terre, cela augmentera nos préoccupations sanitaires" a-t-il dit.