L'Organisation mondiale de la santé a décidé mercredi soir de relever le niveau d'alerte à 5 sur une échelle sanitaire de 6. Le stade 5 indique qu'une pandémie est "imminente". Les six phases, établies en 2005 après la grippe aviaire et mises à jour en 2009, sont ordonnées selon des critères clairs :
Aucun cas de transmission à l'homme d'un virus d'origine animale n'est rapporté.
Quelques transmissions à l'homme d'un virus circulant parmi les animaux, domestiques ou sauvages, sont signalées mais sans conséquence.
Elle est actionnée quand le virus est actif dans des foyers très limités mais ne se transmet pas encore massivement entre humains. A ce stade, les experts considèrent la pandémie comme "potentielle".
Ce niveau marque une "montée en puissance significative" du risque de pandémie, justifiée par une transmission vérifiée entre humains d'un virus d'origine animal capable de provoquer une épidémie dans une communauté. Les nations concernées sont tenues de communiquer à l'organisation onusienne toute évolution de la situation. Ce stade n'implique toutefois pas qu'une pandémie est inévitable.
Cette phase est déclenchée quand la maladie a développé des foyers autonomes dans plus de deux pays d'une même région. Il indique "un signal fort qu'une pandémie est imminente" et qu'il ne reste que très peu de temps pour s'y préparer.
La dernière phase est activée quand la pandémie est officiellement déclarée. Selon les critères fixés par l'OMS, il est nécessaire que deux régions distinctes dans le monde soient touchées par le virus avec des foyers autonomes.