L'hiver a pris ses quartiers sur l'Afghanistan et pourtant des civils et des soldats de la force multinationale de l'Otan, basés à Kaboul, auraient été atteints par le paludisme et l'état-major des armées à Paris a indiqué que le réchauffement climatique serait peut-être responsable. Le premier cas a été constaté le 5 décembre dernier.
Un biologiste militaire a été dépêché à Kaboul pour effectuer des prélèvements et mener une enquête épidémiologique dont les résultats sont attendus dans les prochains jours. "Ils permettront de confirmer ou d'infirmer les suspicions" a reconnu le médecin-chef Anne Robert, du service de santé des armées.
Mesures de prévention appliquées et renforcées
Les mesures de prévention contre le paludisme (désinsectisation, répulsifs et traitement prophylactique) parmi les troupes déployées à Kaboul ont lieu cette année du 1er avril au 30 novembre. La résurgence hivernale de cette maladie parasitaire est tout à fait possible. Les mesures de prévention ont donc été reprises le 8 décembre puis renforcées dix jours plus tard.
Selon l'Institut de médecine tropicale du service de santé des armées de Marseille, "le réchauffement climatique, la concomitance avec l'apparition d'un virus respiratoire et peut-être l'apparition d'une résistance à la prophylaxie médicamenteuse pourraient être à l'origine de cette résurgence".
Des températures moyennes pour la saison
Des températures moyennes de 7 degrés ont ainsi été constatées dans la région de Kaboul en décembre contre 3 degrés en octobre. Ces températures plus ou moins douces pour la saison expliquent la présence du moustique, vecteur de la maladie.