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03 septembre 2010 -
14h03 :
"Palu" : un nouvel agent chimique prometteur
[ SANTE - PALUDISME ]

Les moustiquesLa découverte d'un agent chimique, baptisé «spiroindolone NITD609», qui s'est montré efficace chez des souris, pourrait permettre le développement d'un nouveau traitement contre le paludisme.

Cet agent pourrait, avec une dose unique, détruire les parasites du paludisme dans le sang, précise le Dr Elizabeth Winzeler, qui travaille pour un institut privé de recherche de Californie (Etats-Unis).

Selon elle, les premiers essais cliniques humains pourraient débuter dès la fin de l'année.  "Nous avons été enthousiasmés par le potentiel du NITD609 révélé dans les premières séries d'expériences en éprouvette" a-t-elle dit. "Notre enthousiasme a été encore plus grand après avoir testé, avec nos collègues de l'Institut tropical suisse, cet agent sur des souris à qui on avait inoculé le paludisme" poursuit-elle.

Bon à savoir

Normalement, les rongeurs infectés avec le Plasmodium berghei, le parasite du paludisme chez les souris, meurent en une semaine. Mais une seule dose importante de NITD609 a guéri cinq souris infectées tandis qu'une dose plus faible n'a été efficace que pour la moitié de six autres.

Des chercheursCet agent plus efficace que les autres antipaludéens existants

Les chercheurs ont comparé l'efficacité de ce nouvel agent chimique avec d'autres antipaludéens existants. Selon eux, le NITD609 serait le plus efficace même si ses effets n'ont pas été aussi rapides que ceux de l'artémisinine, meilleur traitement actuel contre le paludisme.

D'autres tests de laboratoire ont également montré que le NITD609 n'était pas toxique pour une variété de cellules humaines. Ces chercheurs ont pu aussi déterminer que les parasites du paludisme développaient une résistance à ce nouvel agent chimique en modifiant un seul de leurs gènes.

Cette découverte permettra de mettre au point un test capable de détecter rapidement une résistance du parasite si ce composant chimique finit par être autorisé pour traiter les humains. "Il n'y pas eu de nouveau traitement antipaludéen développé depuis plus de dix ans, lorsque l'artémisinine (dérivé d'une plante chinoise) a commencé à être largement utilisée" constate Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses.

De plus, "la résistance grandissante à l'artémisinine du Plasmodium falciparum, parasite responsable du paludisme chez l'homme, rend encore plus nécessaire le développement de nouvelles thérapies antipaludéennes" ajoute-t-il.

Le saviez-vous ?
Le saviez-vous ?

Cette maladie fait encore près d'un million de morts chaque année sur les 247 millions de cas dénombrés.
 
Ce nouveau composant chimique "paraît cibler une protéine du parasite qui n'est visée par aucun des antipaludéens existants et est aussi doté de plusieurs autres caractéristiques souhaitables" explique le Dr Anthony Fauci. Cette étude a été publiée dans la revue américaine Science du 3 septembre.


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