Logo du site ushuaia, la terre et nous
04 février 2011 -
12h01 :
Paludisme : découverte d'une nouvelle variété de moustique
[ SANTE - MOUSTIQUES - PALUDISME ]

La lutte contre le paludisme pourrait se compliquer après la découverte par des chercheurs français d'une nouvelle variété de moustique.
Ce moustique est génétiquement distinct des autres sous-groupes du moustique anophèle gambiae.
La femelle transmet le plasmodium, parasite responsable du paludisme, explique Michelle Riehle de l'Institut Pasteur à Paris.

Ce nouveau type d'anophèle pourrait affecter la transmission et le contrôle du paludisme, car il est très sensible au parasite, redoutent ces chercheurs. Les infectiologues ont collecté ce nouveau moustique à proximité de villages au Burkina Faso durant une période de quatre ans et déterminé que ce sous-type d'anophèle gambiae différait de tous les autres contenus dans la collection jusqu'à présent.

Selon ces chercheurs, ce sous-groupe d'anophèle n'a pas été découvert plus tôt, car quasiment tous les spécimens d'anophèle collectionnés pour la recherche dans le passé provenaient de l'intérieur des habitations où on peut facilement les attraper.

Les anophèles qui se cantonnent surtout à l'intérieur des logements affichent certains comportements et une susceptibilité particulière au parasite du paludisme qui les séparent des moustiques vivant surtout à l'extérieur. Les scientifiques pensent que la majorité des transmissions du paludisme sont le fait de la variété des anophèles vivant à l'intérieur des habitations en Afrique.

De précédentes campagnes visant à contrôler la transmission du parasite comme le projet Garki au Nigeria dans les années 70, ont échoué car des moustiques génétiquement distincts vivant à l'extérieur ont continué à transmettre le plasmodium en dépit d'un recours abondant à des insecticides dans les habitations, rappellent ces chercheurs.

Michèle Riehle et ses collègues ont élevé des générations de ce sous type d'anophèle gambiae en laboratoire et découvert qu'il était beaucoup plus susceptible au plasmodium falciparum que jamais observé chez les espèces vivant à l'intérieur des maisons. Grâce à cette recherche, ces scientifiques pensent qu'il s'agit d'un nouveau sous-groupe de moustique anophèle assez récent dans l'évolution. Ils ont aussi dit que d'autres spécimens adultes devaient être capturés dans la nature pour poursuivre cette recherche.

Où en est la maladie dans le monde ?

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, des progrès ont été réalisés dans la lutte contre cette maladie au cours de la dernière décennie avec une baisse du nombre de décès à 781.000 dans le monde en 2009 contre quasiment un million en 2000.
90 % des décès consécutifs au paludisme se produisent en Afrique subsaharienne et touchent surtout de jeunes enfants.

Le saviez-vous ?

Seule la femelle du moustique anophèle transmet le plasmodium car elle doit se nourrir de sang pour produire ses oeufs. Elle absorbe le parasite en piquant un humain ou un animal infecté.
La communication est parue dans la revue scientifique américaine Science datée du
4 février.


Ajouter un commentaire
Ajouter un commentaire :
Votre nom :
Votre ville :
Votre e-mail :
Votre réaction :
Vous disposez d'un droit d'accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (art. 34 de la loi informatique et liberté du 6 janvier 1978). Pour l'exercer, contactez , 305 avenue le jour se lève, 92656 Boulogne.
logAudience