Selon une étude publiée mardi (16 juin) par l'Institut de veille sanitaire, des traces de pesticides ont été trouvées dans les urines de femmes...enceintes.
L'étude montre que des traces d'exposition à l'atrazine et à la simazine ont été observées chez une minorité des femmes, mais chez une bonne partie d'entre elles pour certains métabolites.
Les traces des insecticides organophosphorés, et notamment de certains métabolites communs à nombre d'entre eux, sont plus fréquentes et de niveaux plus élevés.
Cette étude a été menée par une équipe de l'Inserm de Rennes à partir d'un échantillon de plus de 500 femmes en début de grossesse observée en Bretagne entre 2002 et 2006 et les chercheurs se sont particulièrement intéressés aux herbicides de la famille des triazines et aux insecticides organophosphorés, "potentiellement toxiques pour la reproduction et le neurodéveloppement".
Le saviez-vous ?
L'atrazine et la simazine, qui font partie de la famille des triazines, sont des herbicides interdits en France depuis fin 2003, mais "leurs produits de dégradation se déplacent dans les eaux et sont encore très présents dans l'environnement" notent les chercheurs.
Dans le monde, l'atrazine est "un des herbicides les plus utilisés" et des effets toxiques voire mortels sur l'embryon animal ont été rapportés, suite à une exposition prénatale.
De leurs côtés, les insecticides organophosphorés, d'usage agricole et non agricole, ont des effets neurotoxiques et ont été observés pour des niveaux d'exposition modérés, voire faibles.
Selon les chercheurs, les taux de pesticides mesurés chez des femmes résidant en Bretagne restent inférieurs à ceux mesurés aux Pays-Bas et surtout aux Etats-Unis, particulièrement en Californie.