Après les virus géants Mimivirus et Mamavirus, une équipe de chercheurs français a découvert dans une amibe la famille des Marseillevirus, qui empruntent en partie leur patrimoine génétique aux espèces qu'ils côtoient.
Les Marseillevirus "sont une nouvelle famille virale entière", souligne Didier Raoult, qui dirige l'unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes à l'université d'Aix-Marseille 2 (d'où le nom du virus).
Leur "squelette génomique", c'est à dire les gènes qui leurs sont propres, sont "très différents des autres virus à ADN" mais l'ensemble de leurs gènes, ou répertoire, "montre qu'il y a un échange avec les autres micro-organismes, gros virus et bactéries qui vivent dans les amibes", explique le scientifique.
Un Marseillevirus
Des virus de virus !
En 2008, un chercheur de l'équipe du professeur Raoult avait découvert, également dans une amibe, des virus de virus, ou virus virophages, capables d'infecter un autre virus pour s'y répliquer.
Les amibes, êtres unicellulaires qui peuvent être des parasites de l'animal ou de l'homme, "sont un lieu de création, un genre de dieu des virus et des bactéries", selon M. Raoult.
Les travaux des chercheurs français doivent être publiés cette semaine dans la revue américaine en ligne Proceedings of National Academy of Sciences (PNAS).