Nager, c'est bon pour la santé, bon pour le cœur, bon pour les muscles, bon pour le mental... mais voilà, selon l'agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail il semblerait que nager en piscine soit quelque peu néfaste pour notre peau, nos yeux, ainsi que pour notre système respiratoire.
Ainsi, l'Afsset recommande "plus d'hygiène et une meilleure maîtrise de la qualité de l'eau et de l'air" dans les piscines publiques, où se forment des "contaminants chimiques nocifs" susceptibles d'entraîner des troubles.Dans un rapport d'expertise publié jeudi, elle appelle à la vigilance les travailleurs, les nageurs de haut niveau et les très jeunes enfants.
Jusqu'à maintenant, les études avaient surtout porté sur les problèmes de contamination microbienne dans les piscines, à l'origine de mycoses, verrues ou diarrhées, voire otites ou troubles intestinaux, indique-t-on à l'Afsset. Pour cette expertise, l'Agence sanitaire s'est intéressée particulièrement à l'effet des produits chimiques de désinfection utilisés pour justement limiter les risques provoqués par les micro-organismes.

« Des taux capables d'entraîner des troubles respiratoires, cutanés et oculaires"
Selon le rapport de l'Affset, le risque prépondérant dans les piscines publiques est maintenant chimique : les produits de désinfection de l'eau, dérivés du chlore, du brome ou de l'ozone, "se recombinent avec la matière organique apportée dans l'eau par les baigneurs et forment des sous-produits qui sont des contaminants chimiques nocifs", indique.
L'Afsset cite, parmi ces sous-produits, le chloroforme et les trichloramines, possiblement cancérigènes. Mais "le risque cancérigène lié à l'exposition de chaque sous-produit de désinfection, pris séparément, est négligeable pour toutes les catégories de populations considérées", note
l'Afsset dans son avis.
Cependant, selon elle, il est difficile de faire une évaluation de toxicité faute de pouvoir apprécier les effets éventuels de l'addition des produits. A tout le moins, ces composés, selon le rapport, "peuvent atteindre des taux capables d'entraîner des troubles respiratoires (asthme, bronchites, etc.), cutanés (eczéma) et oculaires", notamment chez les personnes fréquentant régulièrement les piscines, ainsi que les très jeunes enfants.