Selon une étude parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de l'Institut de veille sanitaire (InVS), les risques de mortalité à très court terme et d'hospitalisation vont accroître si les pollutions au dioxyde d'azote, à l'ozone ou encore aux particules augmentent de façon significative.
Le risque de mortalité s'élève de 0,9 à1,4%
L'âge et la maladie importent peu. Selon les polluants, le risque de mortalité s'élève de 0,9 à1,4% quand le niveau de pollution augmente de 10 microgrammes par m3. La hausse de la pollution peut être nettement supérieure à 10 microgrammes par m3.
Les risques de maladie cardiovasculaire sont quasi doublés pour les personnes âgées de 65 ans et plus
La hausse de la pollution en dioxyde d'azote et particules accroît particulièrement les risques de décès par maladie cardiovasculaire ou cardiaque, ainsi que les risques d'hospitalisation (de 0,5 à 1%, selon la pollution et les maladies), qui sont encore plus élevés pour les cardiopathies ischémiques (comme l'infarctus du myocarde).
Les risques de maladie cardiovasculaire sont presque doublés pour les personnes âgées de 65 ans et plus. Enfin, une hausse du 10 microgrammes par m3 du niveau d'ozone augmente de 1,1% le risque d'hospitalisation des personnes âgées pour causes respiratoires
Une étude conduite dans neuf villes françaises
Cette étude a été conduite dans neuf villes françaises (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse).