Pour Patrick Goldstein, président de la SFMU (Société française de médecine d'urgence), et Marc Giroud, président du Samu de France, il faut profiter du « répit » de l'été pour être prêt à affronter la seconde vague de grippe A (H1N1), redoutée pour l'automne.
« On verra comment ça va se passer en novembre, mais il convient de s'y préparer », explique le Dr Goldstein. Les médecins pourraient avoir à faire face, dès novembre, à deux épidémies de grippe :la saisonnière, et la grippe A, plus virulente.

Le Dr Goldstein ajoute que la principale préoccupation est de « ne pas passer à côté d'un malade et éviter que ça se diffuse ». A l'automne, en cas d'épidémie avérée, « il faudra tout faire pour que les patients standard restent chez eux » et « réserver l'hôpital pour les cas les plus graves ».
« Nous sommes en train de préparer activement la 2e vague avec un renforcement des moyens », explique le Dr Giroud. Selon lui, il s'agit à la fois d'équiper des locaux supplémentaires et de recruter et former du personnel pour mettre en place des dispositifs complémentaires de régulation des centres 15.
« Les urgentistes ne s'en sortiront pas seuls », affirme le Dr Goldstein, estimant qu' « il y a toute une organisation hospitalière qui doit se mettre en place ». L'effort de solidarité devra toucher l'ensemble du corps médical, ajoute t'il, incluant la médecine de ville (et pas seulement les généralistes), ainsi que les établissements privés.