Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, souligne lundi que "la vigilance est de règle" face à la grippe A(H1N1), démentant ainsi les propos du professeur Bernard Debré, affirmait que la mobilisation contre la pandémie ne servait "qu'à nous faire peur".
"La vérité, c'est que nous sommes confrontés à un virus, certes peu sévère pour l'instant, mais doté d'une très forte capacité de contamination liée, en particulier, au fait qu'il touche des populations qui ne l'ont jamais rencontré. Face à cette caractéristique majeure, la vigilance est de règle", affirme la ministre, dans une interview au Figaro.
Rappelant que des experts envisagent jusqu'à 20 millions de malades, Mme Bachelot juge qu'une telle situation "nous mettrait face à un véritable problème de santé publique, même si le virus restait peu virulent".
Et si la France semble épargnée comparativement au Royaume-Uni et à l'Espagne, la ministre avance comme explication "la stratégie de confinement adoptée dès le début de l'épidémie". Cette stratégie "a consisté à hospitaliser systématiquement les malades et à surveiller les voyageurs en provenance des pays à risque et présentant des symptômes".