Des études fiables ont conclu à l'innocuité des biberons fabriqués avec du Bisphénol-A, a déclaré la ministre de la Santé Roselyne Bachelot en réponse à une question du député de Seine-Saint-Denis Jean-Christophe Lagarde (Nouveau centre).
Après avoir rappelé que le Canada l'avait déjà interdit dans les biberons, Jean-Christophe Lagarde a déclaré mardi : "Il nous semble urgent d'appliquer le principe de précaution en interdisant la présence de Bisphénol-A notamment dans la fabrication des biberons".
Le principe de précaution ne s'applique qu'en l'absence d'études fiables
La réponse de Roselyne Bachelot ne s'est pas fait attendre : "Le principe de précaution ne s'applique qu'en l'absence d'études fiables. Là, les études fiables existent et concluent en l'état actuel de la science à l'innocuité des biberons fabriqués avec ce composé chimique.
Selon elle, les résultats des études menées par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments avaient conclu à l'innocuité du Bisphénol-A même en cas de choc thermique important. "Ces études sont confirmées par l'ensemble des grandes agences sanitaires" a-t-elle ajouté, citant notamment l'Autorité européenne de sécurité des aliments.
"Les autorités canadiennes ont décidé l'interdiction du Bisphénol A sous la pression de l'opinion publique et sur la base d'aucune étude scientifique sérieuse", a encore indiqué la ministre. "Le principe de précaution est un principe de raison, il n'est en aucun cas un principe d'émotion", a-t-elle conclu.
Les plus gros fabricants américains de biberons ont renoncé à la vente aux Etats-Unis des produits contenant du Bisphénol-A
Des parlementaires américains ont déposé le 13 mars une proposition de loi pour interdire les récipients alimentaires fabriqués avec du Bisphénol-A, suspecté d'entraîner des problèmes de développement du cerveau des nouveau-nés. Les six plus gros fabricants américains de biberons ont pour leur part renoncé à la vente aux Etats-Unis des produits contenant du Bisphénol-A.