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27 septembre 2010 -
10h15 :
Sud-est : deux cas autochtones de chikungunya
[ SANTE - CHIKUNGUNYA ]
bord gauche

Un second cas autochtone de chikungunya en France

bord droit

Deux cas autochtones de chikungunya, maladie véhiculée par un moustique d'origine asiatique, ont été confirmés ce week-end dans le Var. Il s'agit des deux premiers cas en France métropolitaine, après deux cas autochtones de dengue dans les Alpes-Maritimes.

Le saviez-vous ?

Ces deux cas sont dits "autochtones" car ils touchent des patients n'ayant pas voyagé dans une région du monde où la maladie est présente. C'est la première fois en France métropolitaine que le virus est transmis localement par un moustique venu d'Asie... l'"aedes albopictus", ou moustique tigre.

Comment se transmet le virus ?
 
La femelle transmet le virus quand, après avoir piqué une personne infectée, elle en pique une autre. Il n'y a pas de transmission d'homme à homme. Mais des cas de transmission de mère à bébé ont été signalés à La Réunion.
Ce moustique est voyageur malgré lui : il s'est notamment répandu dans le monde en voyageant dans les pneus usagés exportés.
Le moustique domestique ne s'éloigne pas de plus de 50 mètres de son lieu de naissance. En métropole, il s'est installé et développé de manière significative dans les Alpes-Maritimes en 2004, puis en Haute-Corse (2006), Corse du Sud et Var (2007) et depuis septembre 2009, dans certains quartiers de Marseille.

Deux fillettes de 12 ans touchées...

Le virus du chikungunya a été détecté chez deux fillettes de 12 ans habitant Fréjus et qui sont amies, selon la préfecture du département. Leur état n'inspire pas d'inquiétude.
Une fillette de sept ans, ayant ramené le virus d'Asie à la fin août, pourrait être à l'origine du foyer de chikungunya identifié à Fréjus, selon la préfecture du Var. C'est l'un des trois cas importés de chikungunya répertoriés en Provence-Alpes-Côte d'Azur, selon l'Agence régionale de santé. "On n'est absolument pas dans une situation d'épidémie".
 
Comment se manifeste le chikungunya ?
 
La maladie de la dengue ou du chikungunya se traduit par une forte fièvre (plus de 39°C), des éruptions cutanées, des courbatures dans les articulations - souvent les doigts et les genoux - obligeant le malade à se déplacer courbé, d'où son nom : chikungunya, "celui qui marche courbé", en swahili.

Il n'existe pas de traitement curatif ni de vaccin

A ce jour, il n'y a aucun vaccin et aucun traitement préventif médicamenteux contre le chikungunya. Pour se débarrasser de l'Aedes albopictus, il faut empêcher sa reproduction. Il faut donc éliminer les sources d'eaux stagnantes recherchées par la femelle pour pondre : bâches, soucoupes de vase, gouttières, déchets divers... Et utiliser les moyens habituels de protection contre les piqûres de moustique : vêtements couvrants, crèmes anti-moustiques, moustiquaires...

Pour guérir, les personnes atteintes doivent se reposer et prendre des anti-inflammatoires. La convalescence est longue et accompagnée d'une fatigue intense. Mais l'immunité acquise est durable. Le virus du chikungunya n'est pas mortel.

Les autorités disent suivre "avec une extrême attention" l'évolution de la situation dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Une vigilance accrue est demandée aux professionnels de santé pour détecter d'éventuels autres cas, et des opérations de démoustication ciblées sont menées sur les lieux fréquentés par les patients pour éviter la propagation des virus dans le Var et les Alpes-Maritimes, où deux cas autochtones de dengue avaient déjà été confirmés les 13 et 18 septembre.

Le directeur de la santé publique et environnementale à l'Agence régionale de santé, Jean-Jacques Coiplet, a souligné que 124 cas importés de dengue avaient été recensés depuis début mai dans la région. Les conditions climatiques étant encore favorables à la dissémination pendant un mois, cette agence recommande à la population de détruire les larves ainsi que les gîtes potentiels de reproduction des moustiques.

Où sévit-il ?

Répandu en Afrique sub-saharienne et en Asie du sud-est, il a été repéré en 2005 en Inde puis a gagné l'océan Indien, les Comores, la Réunion et Mayotte en 2005-2006. En Europe, la région de Ravenne en Italie a été touchée à l'été 2007 (240 cas en deux mois).


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