Le ministère de l'écologie est satisfait du bilan 2007 relatif à la qualité de l'air en France. Il veut se servir de ces résultats comme d'un tremplin pour s'attaquer à la réduction des émissions de fines particules. Ces petites poussières (inférieures à 10 microgrammes) en suspension dans l'air sont particulièrement nocives pour notre santé. Elles émanent de sources diverses : véhicules diesel, chauffage au bois... Les scientifiques estiment à 350.000 le nombre de morts prématurées annuelles en Europe, dues à l'inhalation de ces fines particules. Le Grenelle de l'environnement prévoit une réduction de 30% de cette pollution d'ici à 2015. Le plan particules» sera donc lancé par le ministère avec le Plan national santé environnement 2 (PNSE 2).
Un certain nombre de mesures est à l'étude pour mettre en oeuvre ce projet. Le dispositif de bonus-malus automobile pourrait être étendu aux émissions de fines particules. Nathalie Kosciusko-Morizet penche elle «pour la solution de l'équipement de filtre à particules». Autres possibilités : des mesures fiscales, encourageant par exemple le remplacement des appareils de chauffage anciens, qui sont responsables de l'émission de fines particules à hauteur de 40%. Des équipements pilotes vont être expérimentés dès la fin de l'année, dans les lieux collectifs (écoles, crèches) et dans certains logements.