Jeudi soir, le ministère de la Santé signalait un premier cas "probable" de syndrome de Guillain-Barré sur une personne récemment vaccinée contre la grippe A (L'info et la vidéo en cliquant ici).
Vendredi en fin d'après-midi, l'Agence de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) indique que : après 100.000 vaccinations de personnels de santé contre la grippe H1N1, 91 cas d'effets indésirables ont été signalés dont quatre cas "graves" qui ont nécessité une hospitalisation.
Ces cas ont tous reçu une injection du vaccin Pandemrix de GlaxoSmithKline
Dans son bulletin de suivi de pharmacovigilance des vaccins couvrant la période 21 octobre/10 novembre, où seuls les professionnels de santé pouvaient être vaccinés, l'Afssaps note que "la majorité des cas rapportés (91 %) a été d'intensité bénigne à modérée". Tous ces cas ont reçu une injection du vaccin Pandemrix de GlaxoSmithKline, le seul actuellement disponible en France. Les quatre cas d'effets "graves" concernent deux affections neurologiques -dont le cas "probable" de syndrome de Guillain-Barré-, une réaction allergique et une affection respiratoire.
Les quatre cas graves
- Un homme de 34 ans, qui avait déjà souffert il y a 12 ans de "troubles neurologiques à type de paresthésie" avec engourdissement des membres inférieurs, a présenté des signes cliniques comparables trois jours après l'injection du vaccin. Des examens sont en cours pour établir la cause, le patient est toujours hospitalisé et son état "s'améliore".
- La femme de 37 ans soupçonnée d'être atteinte de syndrome de Guillain-Barré n'avait pas d'"antécédents médicaux particuliers". Elle a présenté "des paresthésies (fourmillements, troubles de sensibilité), ascendantes des pieds jusqu'au cou et irradiant vers les membres supérieurs, 6 jours après la vaccination par Pandemrix". "Une régression des signes cliniques après échanges plasmatiques en hôpital de jour a permis son retour à domicile", indique l'Afssaps. "Un diagnostic de syndrome de Guillain-Barré de forme modérée est suspecté" mais des examens sont en cours pour établir la cause.
- Le troisième cas est "une réaction allergique à type d'oedème de Quincke" survenue juste après la vaccination chez une femme de 26 ans "sans aucun antécédent personnel ou familial d'allergie". "Son état s'améliore sans aucune séquelle sous traitement adapté".
- Enfin une femme de 30 ans, "avec des antécédents médicaux d'allergie aux poils de chat" a présenté un tableau clinique associant spasme des bronches, essoufflement, fièvre et urticaire" le soir de la vaccination. "Son état s'améliore sous traitement adapté".