Le satellite européen SMOS, doit être lancé dans la nuit de dimanche à lundi depuis la base russe de Plessetsk. Il devrait scruter la Terre pour cartographier l'humidité des sols et la salinité des océans, afin de mieux comprendre les changements climatiques.
La radiotélescope SMOS (Soil Moisture and Ocean Salinity) collectera les signaux radio ténus émis par la mince pellicule d'eau à la surface de la Terre. Les technologies qui ont rendu cette mission possible ont nécessité dix-sept ans de développement, indique l'Agence spatiale européenne (ESA).

Le satellite européen Smos
Des conséquences incertaines »
"Le réchauffement climatique est un fait" mais ses conséquences sur le cycle de l'eau (précipitations, évaporation, ruissellement, infiltration dans le sol, stockage...) "sont incertaines", a expliqué récemment Yann Kerr, responsable scientifique de la mission SMOS au Centre d'études spatiales de la biosphère (Cesbio). Il est nécessaire d'avoir de "meilleures données" car les modèles climatiques actuels "n'arrivent pas à restituer ce qui se passe", note cet expert.