La commune de Saint-Jean-Cap-Ferrat (Alpes-Maritimes) a testé jeudi, au-dessus d'une de ses plages, un drone « écologique » de surveillance du littoral, dont elle envisage de faire l'acquisition, explique René Vestri, sénateur-maire de la ville.
Drone anti-pollution : à quoi ça ressemble ?
L'appareil, comparable à un hélicoptère téléguidé d'une envergure d'environ un mètre et doté de quatre hélices, a décollé d'une des plages de la presqu'île jeudi en fin d'après-midi, sous le regard quelque peu surpris des baigneurs.
Equipé d'une caméra thermique embarquée, le drone a ensuite survolé le bord de mer à une hauteur d'environ trente mètres et transmis en direct sur un ordinateur les images enregistrées, a indiqué Antoine di Zazzo, directeur de l'entreprise SMP technologies qui commercialise cet aéronef. SMP technologies commercialise également en France le pistolet Taser.

Drone anti-pollution : quelle utilité ?
« Cet appareil qui peut détecter les pollutions ou repérer des bancs de méduses représente l'avenir de la protection de l'environnement mais aussi de la surveillance des biens et de personnes », explique M. Di Zazzo.
Selon MM. Vestri et di Zazzo, des drones sont déjà utilisés à l'étranger dans la protection contre les feux de forêts.
Le maire de Saint-Jean-Cap-Ferrat souligne aussi la « complémentarité » de cet outil avec le réseau de caméras de surveillance de cette presqu'île prisée des milliardaires du monde entier : « c'est extrêmement discret, la sécurité est à l'œuvre sans qu'on s'en aperçoive ».