Une étude, publiée lundi par des chercheurs américains, tend à prouver les vertus écologiques de l'hormone de croissance somatotrope ou STH. Le recours à cette hormone de croissance dans les élevages bovins permettrait une augmentation de la production de lait, tout en réduisant la surface de production utilisée. L'alimentation des élevages bovins, entrant dans la production de lait à grande échelle, mobilisent des surfaces de cultures considérables et des ressources énergétiques très importantes. Cette surexploitation des surfaces cultivables entraîne une érosion et donc un appauvrissement des sols et du sous-sol.
Les auteurs de ces travaux montrent que l'utilisation de cette hormone de croissance pourrait avoir un impact bénéfique sur l'écologie. L'étude a été réalisée sur 1.000.000 têtes de bétail, en comparant deux groupes de nombre identique. Le premier, traité avec l'hormone STH, et second non traité. Le premier produit la même quantité de lait que le second avec 157.000 animaux de moins.
Les Américains, dont les éleveurs ont recours à cette hormone depuis 15 ans, démontrent que l'utilisation de l'hormone a permis de réaliser un grand nombre d'économies. 491.000 tonnes de maïs, 158.000 tonnes de soja ont été économisés. Les terres utilisées ont été réduites de 219.000 hectares et l'érosion de 2,3 millions de tonnes par an. La STH permet également de réduire les émissions de CO2 et de méthane, principaux agents de la pollution atmosphérique.