Tout comme le Japon, l'Arménie connaît des tremblements de terre dévastateur et meurtrier. En 1988, le pays avait été frappé par un puissant séisme qui avait fait 25.000 morts. A l'époque, les autorités arméniennes avaient fermé temporairement leur centrale de Metsamor. Préoccupée par les risques sismiques et la vétusté des installations de la centrale construite à l'époque de l'URSS, l'Union Européenne avait proposé en 2004 de verser à l'Arménie 100 millions d'euros en échange de la fermeture définitive de Metsamor. Cette dernière avait toutefois été rouverte quelques années plus tard .Une remise en marche critiquée par l'UE et les Etats-Unis, mais nécessaire pour faire face à d'importantes pénuries d'électricité en Arménie.
A seulement 30 kilomètres de la capitale Erevan
A la suite de l'accident de la centrale japonaise de Fukushima, l'Arménie a donc décidé de renforcer la sécurité de sa centrale nucléaire de Metsamor. "Nous allons à nouveau aborder cette question et inviter des experts internationaux pour avoir leur avis sur les mesures à prendre afin d'améliorer les conditions de sécurité de notre centrale nucléaire", expliquait vendredi le Premier ministre du pays.
Mardi dernier, les autorités arméniennes avaient assuré que leur centrale était en mesure de faire face à un éventuel séisme. Les écologistes étant d'un avis totalement opposé.
La centrale nucléaire de Metsamor est située à seulement 30 kilomètres d'Erevan, la capitale, près de la frontière avec la Turquie.