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25 février 2011 -
17h20 :
L'augmentation du CO2 peut agir sur certains organismes vivants
[ TECHNOLOGIE - CO2 ]

L'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère porte à son paroxysme l'oxydation des cellules et pourrait avoir des "effets directs" sur certains organismes vivants, entraînant une augmentation de lésions sur l'ADN ou de la fréquence des mutations, selon une étude. Des chercheurs viennent de démontrer que le dioxyde de carbone (CO2) est lié à l'apparition de "dommages oxydatifs" chez la bactérie Escherichia coli.
 
Pollution de l'air, fumée de cigarette, produits chimiques, additifs alimentaires, stress physique ou usage normal de l'oxygène par notre organisme... tous ces facteurs contribuent à la production de composés chimiques baptisés FRO (Formes réactives de l'oxygène) qui sont impliqués dans des dommages cellulaires : mutations génétiques, cancérisation ou oxydation des protéines, rappelle le CNRS.

Les chercheurs ont  testé l'impact de la concentration en CO2 atmosphérique dans le processus d'oxydation des cellules. A l'aide d'une chambre hermétique contenant un taux fixe d'oxygène (20 % comme dans notre atmosphère), les chercheurs ont fait varier la concentration en CO2 pour étudier les réactions d'Escherichia coli en présence d'un "stress oxydant" créé par une FRO (en l'occurrence du peroxyde d'hydrogène, H2O2).
Les effets de cette oxydation sur la bactérie ont été évalués de 40 ppm (parties par million) de CO2 à 1.000 ppm. Rappelons que cette concentration est fréquemment prédite par les experts d'ici 2100 si d'ici là les émissions de CO2 ne sont pas modérées.  Les résultats mettent en évidence une augmentation de la mort cellulaire, de la fréquence des mutations de l'ADN et du nombre de lésions de l'ADN parallèlement à l'augmentation du taux de CO2.

Les auteurs de l'étude proposent comme explication à ce phénomène l'existence de réactions in vivo entre le CO2 et les différentes FRO qui aboutiraient à la formation de radicaux libres, notamment le radical carbonate (CO3-). Une réaction qui avait déjà été montrée in vitro. "Cette étude laisse supposer que l'augmentation prédite en CO2 atmosphérique (1.000 ppm pour 2100) pourrait avoir des effets directs sur des organismes vivants, comme les bactéries", souligne le CNRS.


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