La France compte 670 installations de production industrielle comportant des risques d'accidents "majeurs", classés Seveso "seuil haut", en application d'une directive européenne. Seveso impose aux États d'identifier les sites à risques et de prendre les mesures pour y faire face.
Elle s'applique au stockage comme à l'utilisation de matières dangereuses
Cette directive, adoptée après la catastrophe provoquée par une fuite de dioxine en 1976 à Seveso (Italie), a incité les États européens à se doter d'une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs.
Elle a été remplacée par la directive Seveso 2 en 1999, qui a renforcé la prévention des accidents en exigeant une gestion du risque par les industriels, sous l'autorité des Etats. Elle s'applique au stockage comme à l'utilisation de matières dangereuses, dont la liste a été allongée : explosifs, élimination des déchets dangereux et nucléaires notamment.
En France, où la directive Seveso 2 a été transposée en 2000, la réglementation introduit deux seuils de classement selon la "dangerosité" des sites :
Le saviez-vous ?
Dans le langage courant, un site classé Seveso signifie qu'il est classé Seveso seuil haut. Dans les deux cas, les sites sont soumis à autorisation préfectorale et font l'objet d'une enquête publique avec étude d'impact et de danger.
Les sites seuil haut doivent faire en outre l'objet de "Plans de prévention des risques technologiques", permettant si nécessaire d'exproprier les habitants dans les zones les plus dangereuses et obligeant les industriels à réduire les risques à la source dans les entreprises.