La France a un souhait : devenir le premier producteur mondial d'énergie renouvelable en augmentant notamment sa production hydroélectrique de 10 % à l'horizon 2020. La France compte près de 400 barrages principalement exploités par EDF. Ils représentent plus de 95 % du total de la puissance hydroélectrique. A ce jour, la France dispose du deuxième parc européen après la Norvège et ces barrages sont la deuxième source d'électricité française après le nucléaire.
Le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, a donc annoncé mercredi qu'un plan de relance à l'occasion du renouvellement des concessions avait été lancé : "Je souhaite que les entreprises retenues par l'Etat pour gérer les plus grands barrages français soient celles qui proposent à la fois une bonne efficacité énergétique, une meilleure sécurité et une meilleure protection des écosystèmes tout en respectant les usages de l'eau, la protection des milieux aquatiques, le soutien des étiages et les irrigations".
Un rapport parlementaire présenté au début de ce mois mettait en avant le manque de surveillance et les problèmes d'entretien au niveau des petits barrages. Un recensement des anciens moulins industriels, piles de ponts ou barrages devenus obsolètes et dangereux pour les espèces naturelles et les poissons, est en cours. Certains de ces points noirs seront supprimés et peut-être remplacés par des nouveaux barrages. A suivre car ce parc serait un peu vétuste et le ministère du Développement durable a décidé de le "relooker".
Pourquoi développer cette énergie renouvelable ? Pour limiter le recours aux centrales thermiques d'appoint qui fonctionnent au pétrole et qui sont principalement utilisées durant la période hivernale en cas de surconsommation d'électricité. Dans le cadre de ses engagements français, la France doit aussi passer à 23 % d'énergie renouvelable.
Jean-Louis Borloo a déclaré dans l'édition du Parisien de mercredi : "Les énergies renouvelables, c'est la clé de notre indépendance et de notre sécurité énergétique à long terme dans un monde où le nucléaire ne représentera à l'horizon 2030 que 15 % de la production mondiale d'électricité".