La pollution des basses couches de l'atmosphère par l'ozone, résultant de l'action du soleil sur des polluants automobiles et industriels, peut désormais être mesurée par des observations satellitaires, annonce le Centre national de la Recherche scientifique (CNRS).
De nouveaux instruments pour de meilleures mesures
Les concentrations d'ozone sont actuellement mesurées localement, en basse altitude, par les réseaux de surveillance de la qualité de l'air et par des ballons sondes et des avions en haute altitude. Mais ces observations sont trop locales et pas assez nombreuses pour prévoir et suivre une pollution.
Désormais, il est possible d'assurer une couverture satellitaire très large et permettant de surveiller les concentrations d'ozone en même temps dans la troposphère et la stratosphère, où est concentre environ 90% de l'ozone.
Le saviez-vous ?
L'ozone est un polluant secondaire produit par des réactions chimiques sous l'effet du rayonnement solaire entre polluants primaires (oxydes d'azote (NOx) ou composées organiques volatiles (COV° liés au trafic automobile et à certaines activités industrielles. Cette pollution s'observe surtout en été.
La stratosphère se trouve de 12 à 50 km d'altitude.
La troposphère se trouve du sol à 12 km.