Selon des scientifiques américains, l'océan ne transporte pas seulement du fer apporté par les cours d'eau mais aussi de la poussière de fer venant des fonds marins. Et ce fer n'est même pas rouillé alors que les propriétés chimiques font que ce métal devrait être oxydé et rouillé. Cette découverte a été faite en étudiant des bactéries des fonds océaniques. Dans les océans, la poussière de fer provenant des cheminées hydrothermales des chaînes de montagnes sous marines est presque aussi abondante que celle apportée par les cours d'eau terrestres affirment les chercheurs.
Le fer non rouillé est plus facilement métabolisé par les organismes aquatiques que le fer oxydé. Dans l'
eau, le fer joue un rôle équivalent à l'azote sur terre, dont l'utilisation massive à partir du 20ème siècle, a permis d'augmenter beaucoup les rendements agricoles.
Le plancton absorbe du CO2 Des scientifiques venant d'Allemagne et d'Inde mènent une campagne d'essai de fertilisation artificielle de l'
océan, afin d'augmenter localement la quantité de phytoplancton, à la base de la chaîne alimentaire. Le plancton absorbe du CO2 et le procédé pourrait permettre d'en stocker pour combattre le réchauffement du climat.
Seule une part du fer provenant des cheminées hydrothermales, qui sont situées en grande profondeur et à des pressions très élevées, est larguée vers les eaux de surface et peut ainsi être utilisée par les organismes vivants.
Cette étude est parue dimanche en ligne dans la revue spécialisée Nature Geoscience.