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11 avril 2009 -
16h48 :
Quand les gènes d'algues livrent leurs secrets
[ TECHNOLOGIE ]

Après le séquençage des génomes de deux variétés d'algues vertes microscopiques, les chercheurs ont mis en évidence les gènes qui leurs permettent de capturer le gaz carbonique et de maintenir l'équilibre chimique des océans. Ces algues mesurant moins d'un micron de diamètre sont les algues marines les plus répandues dans les océans autour du globe.

L'algue MicromonasCes algues sont une cible parfaite d'étude

Selon les chercheurs, ces algues accumulent le CO2, la lumière du soleil, l'eau et des nutriments et produisent des glucides et de l'oxygène.
"Leur productivité comme source importante de nutriments marins aussi bien que leur capacité à emprisonner le CO2 et à influencer les flux carboniques et à jouer peut-être un rôle dans le changement climatique, font de ces algues une cible parfaite d'étude" ont-ils souligné.


L'algue Ostreococcus"Nous pouvons observer des caractéristiques dans l'organisation des génomes"

"L'algue Micromonas est représentative d'un groupe (...) d'algues vertes dont les génomes ont fait l'objet du plus grand nombre de séquençages. Avec ces quatre derniers génomes séquencés, deux de Micromonas et deux de Ostreococcus, nous pouvons observer des caractéristiques dans l'organisation des génomes aussi bien que la diversité entre les différents organismes dans ce groupe" relève Igor Grigoriev, un des principaux auteurs de cette recherche.

La TerreDes infos contenues dans le code génétique de ces algues

Un chiffre ! Le séquençage a en effet permis d'identifier environ 10.000 gènes dans chacun des  quatre génomes qui ensemble contiennent 22 millions de nucléotides, des molécules complexes.
Les auteurs de ces travaux sont certains que le code génétique de ces algues contient des informations sur la manière dont la photosynthèse a transformé une planète stérile en la Terre d'aujourd'hui.
"Les génomes des Micromonas contiennent des caractéristiques qui paraissent aujourd'hui être communes avec l'algue ancestrale qui a initié l'évolution (...) ayant conduit au développement et à la prolifération des plantes terrestres" note Alexandra Worden de l'Institut de recherche de l'aquarium de la baie de Monterrey en Californie (Etats Unis)

Des mesures nécessaires et urgentes pour combattre le réchauffement

Cette recherche apporte un complément à d'autres études scientifiques qui cherchent à identifier et à confirmer les acteurs jouant un rôle clé dans la fixation du CO2, principal gaz à effet de serre. "En comprenant quels gènes les différentes espèces d'algues utilisent selon l'environnement dans lequel elles évoluent nous pouvons déterminer quels facteurs font qu'un groupe d'algues s'adapte mieux qu'un autre" explique Alexandra Worden.
Grâce à la Micromonas, les scientifiques pourront peut-être prendre les mesures nécessaires et urgentes pour combattre le réchauffement climatique provoqué par l'accélération des émissions de CO2 dans l'atmosphère.

Ces travaux ont été publiés dans la revue américaine Science datée du 10 avril.


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