L'entreprise danoise de biotechnologies Novozymes a lancé mardi (16 février) une nouvelle enzyme qui va permettre de produire des biocarburants de deuxième génération à partir de déchets agricoles.
Cette percée dans la technologie des enzymes rendra possible la production d'éthanol à des prix compétitifs par rapport aux carburants traditionnels, révèle le groupe.
Le saviez-vous ?
Contrairement à la première génération, les biocarburants de deuxième génération utilisent des matières organiques qui ne peuvent pas servir à l'alimentation, comme le bois ou les déchets végétaux. Les enzymes servent à "casser" la cellulose en sucres de base, pour parvenir à la production d'éthanol par fermentation.
Avec ce nouveau produit d'enzymes, appelé Cellic CTec2, l'industrie du biocarburant pourra produire de l'éthanol cellulosique à un prix d'environ 37 centimes d'euro par litre, dans les premiers sites de production qui seront en exploitation en 2011.
Des progrès dans le développement des enzymes pour le bioéthanol ont permis de réduire les coûts de 80 % au cours des deux dernières années, à 50 cents par gallon (9,4 centimes d'euro par litre), a constaté le groupe. La commercialisation de l'éthanol cellulosique devrait créer 1,2 million d'emplois verts en 2022 dans les seuls Etats-Unis, selon la direction de Novozymes, leader mondial des enzymes industrielles.