L'Agence internationale du transport aérien prévoit d'utiliser 6 à 7 % de biocarburants dans les avions d'ici 2020, l'un des moyens pour le secteur d'atteindre ses cibles de réductions des émissions de CO2, a annoncé mardi son PDG, Giovanni Bisignani.
Cette agence travaille actuellement au développement de biocarburants de seconde génération à base d'algue, de cameline ou de jatropha, qui peuvent être mélangés à du kérosène ordinaire. "Nous devrions obtenir la certification (de ces biocarburants) l'an prochain" a précisé Giovanni Bisignani, pour qui la principale difficulté sera alors d'accroître suffisamment la production.
Le patron de l'Agence internationale du transport aérien vient de présenter à Ban Ki-Moon les objectifs de son organisation en termes de réduction des émissions de CO2. L'agence table sur une amélioration de l'efficacité du carburant des avions de 1,5 % par an d'ici 2020, une réduction de moitié des émissions d'ici 2050 par rapport à 2005 et une stabilisation des émissions à partir de 2020.
Quatre biais sont envisagés pour y parvenir :
le progrès technologique, dont l'utilisation des biocarburants est un exemple
les économies, comme par exemple un chargement optimal, au nombre de passager près, des avions en eau et en carburant
l'amélioration du pilotage des avions
une meilleure gestion du trafic dans les aéroports
Le secteur aérien, qui émet environ 620 millions de tonnes de CO2 par an, est parvenu à les réduire de 70 millions de tonnes l'an dernier "grâce à des améliorations du contrôle du trafic aérien et un raccourcissement de certains itinéraires" a affirmé Giovanni Bisignani.
L'Agence internationale du transport aérien représente 230 compagnies aériennes et 93 % du trafic aérien.