Bonus-Malus... ce que vous devez savoir ! Le gouvernement va poursuivre en 2011 l'abaissement des seuils du bonus-malus lié aux achats de voitures neuves, une mesure qui pèse trop sur les finances publiques.
Le 1er janvier prochain, le bonus-malus automobile sera durci. Le gouvernement prévoit de réduire à nouveau de 5 grammes les seuils d'application du bonus et du malus, a indiqué le quotidien.
En clair : au 1er janvier, pour avoir 700 euros de bonus, il faudra acheter un véhicule qui consomme entre 96 et 115 grammes de CO2 (contre 101 à 120 grammes aujourd'hui).
Le super bonus de 5.000 euros maintenu
Les bonus seront versés pour les voitures neuves émettant au maximum 120 g de C02/km, tandis que les malus seront perçus à partir d'émissions de 151 g de C02. Les montants des bonus versés en 2011 resteront les mêmes qu'en 2010.
Le super bonus de 5.000 euros pour les voitures neuves émettant moins de 60 g de CO2 est maintenu, pour "encourager et inciter au démarrage des premières voitures électriques" explique-t-on également au ministère de l'Ecologie.
Le gouvernement veut réduire la facture
Ces changements doivent permettre au gouvernement de réduire la facture. Selon le quotidien, le système du bonus automobile devrait coûter 710 millions d'euros à l'Etat cette année, soit plus du double de la somme initialement prévue. De son côté, le malus ne rapporte pas plus qu'attendu, ce qui entraîne un coût net global d'environ 500 millions d'euros, poursuit le journal.
Les émissions de CO2 en baisse
Le système a contribué à abaisser le niveau d'émissions de CO2 des voitures neuves en France, qui est passé de 139 g de CO2 à fin 2008 à 132,8 g à la fin 2009.
"Le parc français de voitures neuves est devenu le moins pollueur du monde" souligne-t-on au ministère de l'Ecologie.
Le bonus-malus automobile, censé encourager l'achat et la production de voitures moins polluantes, a été instauré pleinement au 1er janvier 2008.
Le système a été critiqué !
Pour certains, cette mesure écologique est perçue comme une aide indirecte à l'industrie automobile française. Il favorise les constructeurs français, qui produisent plutôt des petites voitures et sont très peu présents sur le créneau des véhicules émettant des quantités importantes de CO2.