A Montréal (Canada), un vélo en libre-service sur dix sert à remplacer la voiture, selon des scientifiques qui ont étudié l'utilisation des 5.000 «Bixi».
Les bienfaits pour l'environnement de ces bicyclettes de location à court terme ont été "grossièrement exagérés" car pour la majorité des usagers, le Bixi remplace d'autres modes de transports "verts", c'est-à-dire émettant peu ou pas de C02, estiment les chercheurs de l'Université McGill.
86 % des trajets effectués avec ces Vélib auraient initialement été faits à pied, avec des vélos privés ou en empruntant les transports en commun, selon un sondage mené auprès de 1.432 personnes. Dans 2 % des cas, les déplacements réalisés en Bixi auraient dû l'être en voiture privée si ces vélos n'existaient pas. Et 8% des usagers ont utilisé cette bicyclette plutôt qu'un taxi, ont indiqué les chercheurs.
Ces conclusions indiquent que les vélos en libre-service sont appréciés pour leur commodité et leur mobilité, a déclaré Julie Bachand-Marleau, l'une des étudiantes de l'Ecole d'urbanisme de McGill.
D'après ce sondage, ce nouveau genre de transports publics, qui a notamment la cote à Paris, Barcelone, Londres ou encore Shanghai, permet de réduire drastiquement les émissions de gaz à effets de serre, note le journal. Depuis le lancement de ces vélos en 2009, plus de 900 tonnes de gaz à effet de serre ont été économisées. Plus grand réseau nord-américain de vélos en libre-service, le Bixi fonctionne selon un abonnement annuel de 78 dollars canadiens ou de 5 dollars canadiens pour 24 heures.