Ouverture... Fermeture... Depuis l'arrivée sur l'Europe du nuage de cendres en provenance du volcan islandais situé sous le glacier Eyjafjallajokull, les aéroports du vieux continent ont le tournis ! Une situation extrêmement complexe à gérer pour les autorités de l'aviation civile, et fort difficile à vivre pour les passagers et touristes en attente d'un vol de retour vers leur pays.
Il faut dire que le monde de l'aviation commerciale est confronté à un cas de figure exceptionnel voire même unique en Europe. Qui plus est, ce fameux nuage de cendres n'est pas des plus simples à suivre et à étudier. Ou se situe t-il exactement, quelle est sa teneur exacte en particules corrosives, à quelle altitude évolue t-il précisément ? Enfin, le beau temps printanier tant attendu après un si long hiver, n'est pas pour arranger les choses : quasiment pas de vent, pas de pluie pour disperser les cendres... Le fameux nuage a encore de beaux jours devant lui... Comme si la nature dans son incroyable diversité et imprévisibilité voulait reprendre la main sur l'activité humaine. (Cliquez ici pour regarder la vidéo sur la situation au pied du volcan en Islande)
Le nuage de cendres juste au dessus du volcan
Les bons outils
Les spécialistes de la météorologie disposent t'ils des « bons outils » pour évaluer précisément un phénomène si rare ? Pas facile alors de prendre des décisions et dans ce contexte c'est le principe de précaution qui prévaut.
Ainsi la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) française estime, dans le Figaro de lundi, que le manque d'informations sur le phénomène créé par le nuage volcanique est dû à l'évolution permanente de la situation.
Le patron de la DGAC Patrick Gandil souligne qu'il n'a jamais vu "un phénomène aussi difficilement prévisible où, de six heures en six heures, à chaque publication de carte météo, nous découvrons quelque chose de nouveau".
Coût et pressions sur les autorités
De nombreuses compagnies aériennes commencent à faire pression sur les autorités pour la réouverture des espaces aériens, en critiquant vivement l'absence de calcul de la concentration de cendres dans l'atmosphère.
"Je ne pense pas que nous prenions trop de précautions", a affirmé à cet égard Patrick Gandil. "Nous essayons collectivement d'alléger les contraintes autant qu'il nous est possible", a-t-il ajouté. (ouvert ou fermé : cliquez ici pour connaitre la situation des aéroports européens)
Cette paralysie coûte plus de 200 millions de dollars (147,3 millions d'euros) au secteur par jour, selon l'Association internationale du transport aérien (IATA).