Le Premier ministre François Fillon a indiqué vendredi le déblocage de trois projets autoroutiers qui avaient été rangés dans les cartons à l'occasion du Grenelle de l'environnement. Bien sûr, les réactions n'ont pas tardé, à commencer par celle de François Fillon : "Nous allons engager sans tarder trois projets autoroutiers pour un peu plus de 800 millions d'euros de travaux. Cette déclaration intervient au lendemain de l'annonce par le président Nicolas Sarkozy d'un plan anti-crise axé sur l'investissement, notamment dans les infrastructures".
Ces autoroutes assureraient de l'activité pour 2010
"C'est une très bonne nouvelle. Cela lève les interrogations sur ces trois projets qui étaient d'actualité depuis des années mais avaient été mis en stand by depuis le Grenelle. Les travaux de construction de ces autoroutes pourraient démarrer début 2010. Cela serait parfait car le carnet de commandes des travaux publics est assuré pour 2009 mais ces autoroutes assureraient de l'activité pour 2010" a avoué Jean-François Roverato, président directeur général d'Eiffage, troisième groupe français de bâtiment et travaux publics (BTP).
Une décision qui va dans le bons sens
Vinci, qui possède les sociétés d'autoroutes Cofiroute, ASF et Escota, se félicite aussi "de cette décision qui va dans le bon sens", a déclaré une porte-parole du groupe.
Le gouvernement avait prévenu que ces projets auraient une suite...
"Ces trois projets ne sont pas des nouveautés, ils étaient déjà engagés bien avant le Grenelle de l'environnement. Le gouvernement avait prévenu que les projets décidés avant le Grenelle de l'environnement auraient une suite. Mais le message nous paraît aller à l'encontre des messages généraux. Ce qui nous paraît inquiétant, c'est qu'au moment ou il y a une décision stratégique de relancer l'économie, on donne la priorité à des modes de transports qui sont parmi les plus polluants" a indiqué Michel Dubromel, responsable transports de France nature environnement.
Des projets qui favorisent la pollution atmosphérique
L'Etat relance ces projets autoroutiers qui favorisent la pollution atmosphérique alors que la France s'efforce actuellement de réduire ses émissions de gaz à effet de serre. En plus, le chef de l'Etat avait souligné lors de la restitution des conclusions du Grenelle en octobre 2007 que la priorité ne sera plus au rattrapage routier mais au rattrapage des autres modes de transport.
Un plan de relance de l'économie de 26 milliards d'euros
Le chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy avait annoncé jeudi un plan de relance de l'économie de 26 milliards d'euros axé notamment sur des investissements de l'Etat, des entreprises publiques et des collectivités locales au profit de grands travaux d'infrastructures. Il a en outre annoncé une "prime à la casse" de 1.000 euros en échange de l'achat d'un véhicule neuf peu polluant afin de soutenir l'industrie automobile.