Le bonus GPL prendra fin en 2011, a indiqué le ministre du Budget, François Baroin, qui a également détaillé la baisse des autres bonus automobiles mis en place en 2008 pour encourager l'achat d'un véhicule moins polluant.
Le ministre a annoncé la baisse des seuils de déclenchement du malus en 2012. "Les bonus de 500 et 1.000 euros seront ramenés à 400 et 800 euros en 2011 et les exigences environnementales du bonus seront accrues : le bonus de 100 euros sera ainsi supprimé" a-t-il déclaré.
Exemple : le bonus de 1.000 euros correspond à une émission de 60 à 90 grammes de CO2 par kilomètre, celui de 100 euros, en passe d'être supprimé, à une émission de 110 à 120 grammes/CO2/km.
Le ministre a aussi annoncé la "suppression du bonus spécifique GPL de 2.000 euros". "Le bonus pour les hybrides (essence/GPL) est maintenu à 2.000 euros mais le grammage est descendu de 135 à 110 grammes de CO2/km" indique-t-on dans son entourage. Ces mesures feront l'objet d'un décret.
Le ministre a aussi annoncé une baisse de 10 grammes des seuils de déclenchement du malus en 2012. Ces mesures seront votées lors du collectif budgétaire de fin d'année.
Un exemple tout simple : un malus de 200 euros sanctionnera en 2011 une émission de 151 g/CO2/km, et cette sanction sera déclenchée dès le seuil de 141 grammes en 2012.
François Baroin a évoqué "la création de seuils de malus intermédiaire de 500 et 1100 euros pour pénaliser les véhicules les plus polluants". Ces mesures doivent "rééquilibrer" le bonus-malus, qui connaît un déficit proche de 500 millions d'euros, "preuve que les constructeurs et les acheteurs se sont montrés au rendez-vous des véhicules moins polluants".
Le bonus-malus a vu le jour au début de l'année 2008. Le niveau d'émissions de CO2 des voitures neuves en France est passé de 148 grammes fin 2007 à 130,1 grammes au début 2010, contre 141,16 grammes pour la moyenne de l'Union européenne.
55 % des voitures neuves vendues au cours des six premiers mois de l'année bénéficiaient du bonus contre 43 % au premier semestre 2008. A l'opposé, les ventes de voitures avec malus n'étaient plus que 7 % au premier semestre contre 14 % il y a deux ans.