Christian Blanc, secrétaire d'Etat au développement de la région-capitale, annonce, dans une interview accordée au Figaro, que son projet de métro automatique de 130 km et à grande capacité sera « essentiellement en souterrain ». Point qui avait déclenché un certain scepticisme chez les architectes conviés par Nicolas Sarkozy pour réfléchir au « Grand Paris ».
Selon M. Blanc, "l'idée est de mettre la Défense ou le centre de Paris à 25 minutes de Roissy-Charles-de-Gaulle ou de pouvoir rejoindre le plateau de Saclay en dix minutes depuis Orly".
Le tracé exact du métro sera révélé par le chef de l'Etat le 29 avril lors de la présentation par ce dernier du projet de Grand Paris.

« Le métro du XXI siècle »
« Ce métro entièrement automatisé pourra transporter 40.000 personnes en heure de pointe, à une vitesse de 60 à 80 kilomètres par heure, réalisable en dix à douze ans », précise M. Blanc, qui confirme un coût « évalué entre 15 et 20 milliards d'euros ».
Selon le secrétaire d'Etat, « ce métro du XXIème siècle aura deux objectifs majeurs: répondre aux besoins les plus urgents de la région-capitale, en fluidifiant le transport de banlieue à banlieue, et permettre de circuler sur la totalité du territoire en reliant les pôles économiques, les aéroports et les gares TGV (Saclay, Orly-Rungis, Roissy-Villepinte et la Défense-Nanterre-Rueil)».
Un métro « vert » ?
Christian Blanc évoque également « un potentiel », à Champs-sur-Marne, de croissance verte et de développement durable, et un territoire entre le périphérique sud et Evry qui "concentre la moitié de la production pharmaceutique française".