Des associations écologistes ont dénoncé "un retour en grâce inacceptable de la route" dans le projet de loi Grenelle 1. Parmi les amendements adoptés par les sénateurs, il y en a notamment deux qui font tiquer les écologistes :
"Le rabotage des engagements du Grenelle de l'environnement continue" affirment plusieurs associations. "On le sentiment que le lobby routier a réussi son travail de sape en direction des sénateurs et en particulier des sénateurs UMP" a expliqué Olivier Louchard, du Réseau Action Climat.
"Cette disposition, si elle devait aboutir, serait totalement contraire à une rupture dans la politique des transports en faveur d'un report modal de la route vers les modes plus respectueux de l'environnement (rail et voies d'eau)".
Petit rappel : le Grenelle de l'environnement avait conclu au gel des nouvelles routes et autoroutes sauf "cas de sécurité ou d'intérêt local".
Dans ses arbitrages, rendus en octobre 2007, Nicolas Sarkozy avait promis une rupture : "La priorité ne sera plus au rattrapage routier mais au rattrapage des autres modes de transport".