La prime à la casse, qui a permis au marché automobile de ne pas totalement sombrer dans la crise, va être prolongée mais progressivement réduite ! Quant au système du bonus-malus, il va être durci...
Mi-2009, le Comité des constructeurs français d'automobiles estimait que 20% des ventes étaient liées à la prime à la casse.
700 euros au lieu de 1.000 euros
La prime à la casse sera donc prolongée mais aussi ramenée de 1.000 à 700 euros le 1er janvier 2010 puis elle passera à 500 euros le 1er juillet prochain, a indiqué le Premier ministre François Fillon.
Rappelons que cette prime, mise en place en 2009, est attribuée pour l'achat d'un véhicule neuf émettant moins de 160 grammes de CO2/km, en échange de la destruction d'un véhicule de plus de 10 ans.
Ce dispositif devait prendre fin au 31 décembre mais la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, était favorable à un retrait "en douceur" pour deux raisons : éviter une chute du marché et soulager les finances publiques.
Le bonus-malus sera durci !
Le système du bonus-malus, qui vise à favoriser l'achat de véhicules...non polluants, sera de son côté rééquilibré. Pourquoi ? Parce que les bonus l'ont largement emporté sur les malus ! Et ce succès a eu un coût pour les finances publiques : 380 millions d'euros alors que l'enveloppe budgétaire prévue pour 2009 n'était de 220 millions.
Les nouveaux chiffres
Au premier semestre 2009, 54 % des voitures neuves immatriculées ont bénéficié d'un bonus. Le système va être "rééquilibré" selon François Fillon, avec un "léger" abaissement du niveau du bonus (qui passera notamment de 700 à 500 euros pour les véhicules émettant entre 101 et 120 grammes de CO2/km et de 200 à 100 euros pour des émissions comprises entre 121 et 130 g). Il est aussi prévu que les seuils de déclenchement du bonus-malus soient abaissés de 5 g de CO2/km en 2010.